J’ai vu cette pièce hier, et j’en suis reparti en tenant précieusement le texte acheté au vestiaire où je n’avais pas laissé mon manteau.
Comme l’écrit la critique de Télérama (Sylviane Bernard-Gresh) : “la pièce est riche, complexe, subtile dans l’analyse des préjugés, des non-dits, de la mauvaise conscience qui affectent les rapports entre Blancs et Noirs”; mais quand elle ajoute : “dans la société américaine”, c’est en faire un mal bien trop local. L’intelligence du texte est bouleversante jusque chez nous. Outre sa puissance de décryptage il nous dit une chose : Blanc ou Noir, ce n’est pas parce qu’on aura compris la complexité dont on est le siège, qu’on en sera alors miraculeusement guéri. Pour nous tous, la route sera longue, encore….
[Il manque peut être un métis dans cette pièce. A ce propos on répète souvent que Barack Obama est le premier président black ou afro-américain - ce dernier terme désignant (me semble-t-il) curieusement qui a au moins une origine “black” et n’est donc pas 100 % “blanc”… Mais Obama est en réalité, et c’est peut-être beaucoup plus intéressant encore, le premier président métis….]